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Site vitrine : les pages indispensables (et les obligations légales)
En bref
Un site vitrine a besoin de cinq éléments indispensables : une page d’accueil claire, une présentation de tes services, un moyen de contact, des mentions légales et une politique de confidentialité si tu collectes des données ou utilises des cookies. Les mentions légales sont une obligation : en Belgique, le Code de droit économique impose un accès facile, direct et permanent à ton nom, ton adresse, ton email, ton numéro d’entreprise et ton numéro de TVA[4] ; en France, l’article 1-1 de la LCEN impose ton identité, le directeur de la publication et l’hébergeur[2]. Ces informations sont générales et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel (avocat, comptable, guichet d’entreprise).
- Pages indispensables : accueil, services, contact, mentions légales, confidentialité.
- Pages utiles selon ton activité : à propos, tarifs, réalisations, avis, FAQ.
- Belgique : nom, adresse, coordonnées dont l’email, numéro d’entreprise, TVA, accessibles facilement et en permanence.
- France : identité, RCS ou RNE, directeur de la publication, hébergeur ; jusqu’à un an de prison et 75 000 € d’amende pour une personne physique en cas de manquement.
- Cookies non essentiels : consentement préalable, avec un refus aussi simple que l’acceptation.
Quelles pages faut-il sur un site vitrine ?
Un site vitrine a besoin d’au moins cinq pages ou sections : accueil, services, contact, mentions légales et politique de confidentialité. Les trois premières font venir des clients ; les deux dernières répondent à des obligations légales, en Belgique comme en France[4][1].
| Page | Statut | Rôle |
|---|---|---|
| Accueil | Indispensable | Dire en quelques secondes ce que tu fais, pour qui, et comment te contacter |
| Services ou prestations | Indispensable | Détailler ton offre |
| Contact | Indispensable | Permettre de te joindre facilement |
| Mentions légales | Obligatoire | Identifier l’entreprise responsable du site |
| Politique de confidentialité et cookies | Obligatoire si tu collectes des données ou déposes des cookies | Informer les visiteurs sur leurs données |
| À propos | Utile | Créer la confiance : ton parcours, ta façon de travailler |
| Tarifs, réalisations, avis, FAQ | Utile selon l’activité | Répondre aux questions avant le premier contact |
| CGV | Obligatoire si tu vends en ligne | Fixer les conditions de vente |
Pour un indépendant ou un artisan, ces contenus peuvent tenir sur une seule page longue, découpée en sections, plus une page séparée pour les mentions légales et la confidentialité. Plusieurs pages deviennent utiles quand tu as plusieurs services distincts à présenter.
Que mettre sur la page d’accueil ?
La page d’accueil doit répondre immédiatement à trois questions : que fais-tu, pour qui, et que doit faire le visiteur ensuite. Tout le reste est secondaire.
- Un titre qui décrit ton activité : « Électricien à Namur, dépannage sous 24 h » (exemple) dit plus que « Bienvenue sur notre site ».
- Une phrase de promesse : le résultat concret que tu apportes à ton client.
- Un bouton d’action visible : « Demander un devis », « Prendre rendez-vous », « Appeler ».
- Un résumé des services, avec un lien vers le détail.
- Des éléments de confiance : réalisations, avis réels de clients, zone d’intervention, années d’expérience.
- Tes coordonnées, au moins dans le pied de page, avec le lien vers les mentions légales.
Vérifie aussi le rendu sur téléphone : le numéro doit être cliquable et le bouton d’action visible sans faire défiler longtemps.
Que mettre sur les pages services, à propos et contact ?
La page services décrit chaque prestation avec ce qu’elle comprend et à qui elle s’adresse ; la page à propos montre qui tu es ; la page contact donne au moins deux moyens de te joindre. En Belgique, le SPF Économie demande d’ailleurs « au moins deux moyens de contact » parmi les données d’identification d’une entreprise en ligne[5].
Services
Pour chaque service : le problème résolu, ce qui est inclus, le déroulement, le délai et, si possible, un prix ou une fourchette. Une indication de prix aide le visiteur à savoir si ton offre correspond à son budget avant de te contacter.
À propos
Ton parcours, ta spécialité, ta zone d’intervention, une photo réelle. Pas besoin d’une biographie complète : montre pourquoi on peut te faire confiance pour ce métier.
Contact
Email, téléphone, adresse si tu reçois du public, horaires, et éventuellement un formulaire. Si tu proposes un formulaire, tu collectes des données personnelles : la politique de confidentialité devient nécessaire, avec l’identité du responsable, la finalité, la durée de conservation et les droits des personnes[1].
Quelles mentions légales sont obligatoires en Belgique ?
En Belgique, l’article XII.6 du Code de droit économique impose à tout prestataire d’un service de la société de l’information d’assurer « un accès facile, direct et permanent » à ses informations d’identification, pour les visiteurs et pour les autorités[4]. Ces informations sont[4][5] :
- ton nom ou ta dénomination sociale ;
- l’adresse géographique où tu es établi ;
- tes coordonnées, y compris ton adresse email ;
- ton numéro d’entreprise (10 chiffres, commençant par 0 ou 1[5]) ;
- ton numéro de TVA si tu es assujetti ;
- l’autorité de surveillance, si ton activité est soumise à autorisation ;
- pour une profession réglementée : l’organisation professionnelle, le titre professionnel et la référence aux règles professionnelles ;
- les codes de conduite auxquels tu adhères, et où les consulter.
Le même article prévoit que, si tu affiches des prix, ils doivent être indiqués de manière claire et non ambiguë, en précisant si les taxes et les frais de livraison sont inclus[4]. Pour une vente ou un service en ligne, le SPF Économie précise que la réglementation exige une adresse email et un numéro de téléphone[5].
Quelles mentions légales sont obligatoires en France ?
En France, l’article 1-1 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) impose aux éditeurs de sites de mettre à la disposition du public leur identité, le nom du directeur de la publication et les coordonnées de l’hébergeur[2]. Le détail dépend de ta forme d’entreprise[1][2] :
| Mention | Entrepreneur individuel | Société |
|---|---|---|
| Identité | Nom et prénom | Dénomination sociale, forme juridique, capital social |
| Adresse | Adresse du domicile (ou de domiciliation) | Adresse du siège social |
| Contact | Email et téléphone | Email et téléphone |
| Immatriculation | RCS ou RNE selon l’activité | RCS |
| TVA | Numéro de TVA intracommunautaire le cas échéant | Numéro de TVA intracommunautaire |
| Publication | Nom du directeur de la publication | Nom du directeur de la publication |
| Hébergeur | Nom, raison sociale, adresse et téléphone de l’hébergeur, même gratuit | Idem |
Les activités réglementées ajoutent leurs références professionnelles (titre, ordre, règles applicables)[1]. Ne pas publier ces mentions est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende[2] ; pour une société, l’amende peut atteindre 375 000 €[1]. Ces règles sont à jour au 16 octobre 2026.
Faut-il une politique de confidentialité et un bandeau cookies ?
Oui, dès que ton site collecte des données personnelles (formulaire, newsletter) ou dépose des cookies non essentiels (mesure d’audience, publicité, boutons de réseaux sociaux). Le RGPD impose d’informer les visiteurs de l’identité du responsable, de la base juridique, de la finalité, de la durée de conservation, de leurs droits et des éventuels transferts hors de l’Union européenne[1].
Pour les cookies, les règles sont proches dans les deux pays :
- Consentement préalable : en Belgique, l’Autorité de protection des données demande de ne déposer aucun cookie non strictement nécessaire avant d’avoir obtenu le consentement[6] ; en France, le consentement doit résulter d’un « acte positif clair » après information sur les finalités[3].
- Refuser aussi facilement qu’accepter : un bouton « Tout accepter » doit être accompagné d’un bouton « Tout refuser » au même niveau[6].
- Retrait simple : retirer son consentement doit être aussi simple que le donner[6].
- Liste détaillée : finalité, durée et destinataires de chaque cookie, par catégorie[6].
Le plus simple reste de limiter les cookies : un site vitrine sans outil publicitaire ni contenu externe intégré a souvent très peu de traceurs à déclarer. Les polices et vidéos chargées depuis des services tiers peuvent transmettre des données de tes visiteurs : vérifie ce que ton site charge réellement.
Faut-il des CGV sur un site vitrine ?
Non, pas si ton site sert seulement à présenter ton activité et à recevoir des demandes de contact ; les conditions générales de vente deviennent obligatoires dès que tu vends en ligne. En France, economie.gouv.fr les classe parmi les mentions des sites marchands[1].
Même sans vente en ligne, il reste prudent de communiquer tes conditions à tes clients avant la signature, par exemple dans ton devis ou ta proposition. Si tu proposes un abonnement souscrit en ligne, retiens aussi qu’en France il doit pouvoir être résilié par voie électronique, gratuitement, depuis le site, depuis le 1er juin 2023[1].
Avant la mise en ligne, fais une dernière vérification : lien vers les mentions légales dans le pied de chaque page, numéro d’entreprise ou d’immatriculation correct, adresse email qui fonctionne, formulaire relié à la politique de confidentialité, bandeau cookies si nécessaire, avis clients réels uniquement.
Le faire avec Yok-Kod
Site Vitrine Studio crée une page d’accueil complète (services, à propos, avis, tarifs, FAQ, contact), une page de mentions légales et confidentialité pré-remplie et une page 404, puis vérifie le site sur 5 axes, dont la confiance et les obligations. Tu peux l’essayer gratuitement, sans compte, et vérifier ensuite tes mentions avec un professionnel si ton activité est réglementée. Le mode d’emploi explique comment compléter les mentions légales et mettre le site en ligne.
Questions fréquentes
Un site vitrine sans vente en ligne doit-il avoir des mentions légales ?
Oui. En Belgique, l’obligation d’identification vise tout prestataire d’un service de la société de l’information[4] ; en France, l’article 1-1 de la LCEN vise toute personne dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne[2].
Où placer les mentions légales ?
Sur une page dédiée, accessible depuis un lien dans le pied de chaque page. En Belgique, la loi exige un accès facile, direct et permanent[4].
Dois-je indiquer mon adresse personnelle en France ?
Pour un entrepreneur individuel, economie.gouv.fr cite l’adresse du domicile parmi les mentions[1]. Si tu ne veux pas l’afficher, renseigne-toi sur la domiciliation d’entreprise auprès de ton guichet ou de ton comptable.
Faut-il mentionner l’hébergeur ?
En France, oui : nom, raison sociale, adresse et téléphone de l’hébergeur, même si l’hébergement est gratuit[1]. En Belgique, l’hébergeur ne figure pas dans la liste de l’article XII.6, mais le mentionner ne pose aucun problème.
Sources
Règles et chiffres vérifiés à ces sources ; les numéros entre crochets dans le texte y renvoient.
- Mentions sur votre site internet : les obligations à respecter
- Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, article 1-1
- Gérer les cookies et autres traceurs sur le site internet d’une entreprise
- Projet de loi portant insertion du Livre XII « Droit de l’économie électronique » dans le Code de droit économique, texte adopté (Doc 53 2963/004), article XII.6
- Site d’entreprise et comptes sur les réseaux sociaux : quelles données d’identification sont obligatoires ? (source : SPF Économie)
- Check-list cookies
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